Bouquin #192 : Au bord de la Sandá, de Gyrðir Elíasson

[Au bord de la Sandá – Gyrðir Elíasson – 2007, trad. 2019]

Il y a quelques mois, La Peuplade avait renversé mon cœur avec l’inoubliable Nirliit, splendeur nordique pour laquelle je t’engage vivement à prendre ton billet – voyage rugueux, tape-cul, d’une violence et d’une lumière absolue. A peine moins au Nord, mais plus au calme, plus isolée cette fois, me voilà de retour dans le giron de la maison, qui publie cet hiver un roman splendide en terre de lave, au bord de la rivière Sandá…

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Bouquin #174 : Nirliit, de Juliana Léveillé-Trudel (#RL2018)

[Nirliit – Juliana Léveillé-Trudel – 2015 ; sortie française 2018]

Il s’agit donc encore une fois de trouver les mots, et tu sais comme cela m’est dur, lorsqu’un texte résonne si fort pour lui-même, semble tout dire et te foudroie par sa justesse, sa sincérité, sa puissance, tu vois j’en trouve des mots, mais ils sont tièdes et trop convenus pour arriver à la cheville de ce bouquin ravageur. Alors je me perds dans Salluit, loin de tout et à portée de clavier, je visionne à m’en brouiller la vue, mille fois, les mêmes photographies de baraquements austères sur fond de neige que l’on voudrait éternelle et qui semble si douce, si innocente à travers l’écran, à travers Google et ses imaginaires qu’une simple recherche réveille en moi – à quand l’exil en contrée vierge et au nord de ce monde ? Salluit, ma belle, tu me paraîtrais presque cocon à te voir parader dans ta robe de pixels bien silencieuse, je rêve de toi à présent, tu m’attires malgré ta misère et tes morts, far north, terre sainte, face cachée de la lune. Salluit, « ville des gens maigres », village plutôt, village des gens maigres et blessés par l’abandon. Tu es mirage pour qui se rêve en touriste dans tes rues si sobres et simples, un autre genre d’exotisme, mais pour pleinement te saisir, péquenaude du Grand Nord, il faut te lire.

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Bouquin #158 : Niko, de Dimitri Nasrallah

[Niko – Dimitri Nasrallah – 2011]

Ça y est, La peuplade est venu à bout de l’Atlantique. Voici que ses textes débarquent en France, enrobés d’une charte graphique efficace et très séduisante (je ne t’en parle jamais assez ici, de la beauté visuelle des livres, mais nul doute que le ton d’une couverture pèse souvent dans mes attirances). Parmi les trois premiers tirs proposés cet hiver, un visage, un nom : Niko. Niko. Simplicité de l’éponyme. Et dans le résumé : l’exil, l’odyssée, les origines. Cela fleure bon le grand roman…

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