Bouquin #114 : La mort du roi Tsongor, de Laurent Gaudé

[La mort du roi Tsongor – Laurent Gaudé – 2002]

A force de façonner mes goûts sur une base quasi-exclusive de plumes étrangères, je lis peu de littérature française, et mes lacunes en la matière me chagrinent : c’est dire, je n’avais jamais plongé, jusqu’à présent, dans la prose gaudéenne tellement vantée par mes pairs ! Qu’a cela ne tienne : un peu au hasard, ou peut-être mue par une envie de fatum à haute dose, j’ai ouvert La mort du roi Tsongor, et je me suis laissée – presque entièrement – séduire…

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C’est le 1er, je balance tout ! (Mars 2017)

Mais quel mois de Mars ! Quel fantastique et terrifiant mois de Mars, les amis ! Filé en une étincelle : entre bûchage de cours, préparation des mois à venir et passage impromptu à l’hosto, j’ai à peine trouvé le temps de manger du bouquin (mais promis, je me rattrape bientôt – je disais déjà cela le mois dernier), et c’est très frustrant. Pas assez cependant pour passer au travers de cet original bilan que je prends toujours autant de plaisir à rédiger (gloire à Lupiot pour l’invention de ce merveilleux rendez-vous) !

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Bouquin #113 : A moi seul bien des personnages, de John Irving

[A moi seul bien des personnages – John Irving – 2012]

On m’avait soufflé à l’oreille que ce n’était pas le meilleur Irving. Que je devrais commencer par Hôtel New Hampshire ou Le monde selon Garp ou peu importe : un autre, pas celui-là. Vrai, j’ai été déçue. Non pas dès le début, bien au contraire : j’ai mordu dans cette lecture avec enthousiasme, et cette plume tout juste découverte m’a enchantée un sacré bout de temps… Pas assez cependant pour éviter la lassitude, venue à la toute fin mais en grande pompe, avec son lot de soupirs et cette folle envie de jeter le tout par la fenêtre…

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Bouquin #112 : Amour sur une colline dénudée, de Anyi Wang

[Amour sur une colline dénudée – Anyi Wang – 1993]

Petite lecture choisie sur les bons conseils de mon pifomètre, et toute confiance placée dans les – toujours irrésistibles – éditions Picquier… Petite lecture qu’en apparence j’espérais choupette (pour changer du sordide De sang-froid), dont je n’attendais rien d’autre qu’un saut dans l’inconnu, de la tendresse sans trop de guimauve, des mots justes. J’ai été servie, et bien plus encore : de ce bouquin que j’abordais dans le hasard et sans trop d’espérances je retiens une agréable surprise, et des mots qui, dans leur expression de l’impossible, m’ont beaucoup émue. Lire la suite

Bouquin #111 : De sang-froid, de Truman Capote

[In cold blood – Truman Capote – 1966]

On ne peut pas déclarer aimer la narrative non-fiction sans jeter un œil du côté de son maître et inventeur… J’ai donc décidé, pour bien commencer le mois et après la lecture de Tokyo Vice, de combler mes lacunes et d’explorer les fondamentaux du genre : De sang-froid, de Capote, me semblait tout indiqué pour observer et comprendre l’étroite intrication entre roman et reportage, entre forme fictionnelle et faits réels. L’exercice m’a soufflée : je craignais un peu, au fond, de me retrouver face à un récit au ton sec et procédurier, mais fichtre, il n’en est rien ! Exceptionnel dès les premières lignes, tout aussi bien écrit que travaillé dans sa construction, De sang-froid m’a offert un moment addictif et inoubliable – moment que j’ai fait durer, durer pour le plaisir… Lire la suite

Tu liras moins bête #3 : gémellité maléfique, pendule élastique et suicide pratique

Les pages forment un nid : un nid d’émotions, un nid d’apprentissage. Couvés au creux des lignes, trois savoirs en pépites ont éveillé ma curiosité lors de mes dernières lectures : précieusement notés dans mon carnet-vert-qui-me-suit-partout, les insolites passent aujourd’hui à la vérification ! Au programme : « les jumeaux c’est flippant », « on peut jouer avec le temps » et « se suicider en s’amusant » ! Lire la suite

C’est le 1er, je balance tout ! (Février 2017)

Février, mois-express filé à grande vitesse et qui ne m’a pas laissé beaucoup de repos. Pas beaucoup de temps pour lire, non plus, malgré l’envie qui me démange de mordre dans ma PAL et de m’enfiler des pages en ribambelles. Quoi qu’il en soit, j’ai suffisamment de biscuit (et d’excellentes lectures) en stock pour la deuxième édition de ce bilan né chez Julia-Lupiot (pour les règles, c’est par ici). Lire la suite