Bouquin #161 : Une immense sensation de calme, de Laurine Roux.

[Une immense sensation de calme – Laurine Roux – 2018, ed. du Sonneur]

J’ai le cœur fendu.
Deux fois.
La première en goûtant à ce texte magique.
La deuxième en constatant son tirage si mince.
Rupture de stock*. Cruel abandon.
J’ai le cœur fendu, donc, mais des mots à te dire.

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Bouquin #160 : La bête à sa mère, de David Goudreault

[La bête à sa mère – David Goudreault – 2015 (Québec) ; 2018 (France)]

Encore une littérature qui a de la gueule ! Et drôle, en plus ! Découvrir David Goudreault, tout juste installé dans les librairies françaises, fut un sacré plaisir – comme l’impression de renouer avec ce genre de plume qui me réconforte, gouailleuse, entraînante et extrêmement sensible. Personnage de choix, parmi mes préférés : un loser, bien sûr ! Tu sais à quel point je les aime, ces grands dadais pathétiques, carcasses d’erreurs et de maladresses qui malgré moi me rassurent, m’offrent une respiration. Cette fois-ci, cependant, notre antihéros a des circonstances atténuantes, et une logique de vie somme toute compréhensible : il l’assume avec franchise – un soupçon de mauvaise foi, et beaucoup d’autodérision. Ce n’est pas un simple loser, c’est un loser droit dans ses bottes, une crapule accomplie et sereine. Et on ne peut, au fond, s’empêcher d’admirer cet étrange type…

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Bouquin #159 : Là où tout se passe, de Lara Pawson

[Là où tout se passe – Lara Pawson – 2016 ; 2018 pour la traduction française par Yoko Lacour]

Je suis tombée dans ce texte un peu par hasard, curieuse de m’ouvrir à une nouvelle voix de femme. J’ai cette obsession – de long cours – à vouloir entendre ce que des « elles » ont à nous dire – tout en tournant autour des grands noms et des grands livres, pas encore tout à fait prête à m’y immerger. Ici, une inconnue : Lara Pawson, dont le résumé nous apprend qu’elle fut journaliste pour la BBC, ballottée au gré des guerres. Esprit d’aventure, sel de la vie, en somme. Cela m’intrigue, je mords : curieuse sensation que d’avoir sous la dent un récit épars, plein de trous et cousu selon une science bien mystérieuse… Et pourtant, QUEL RÉGAL !! Je ne saurais exactement te dire pourquoi (je vais tenter de faire un peu le clair), mais ce fin bouquin m’a absolument fascinée…

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Bouquin #158 : Niko, de Dimitri Nasrallah

[Niko – Dimitri Nasrallah – 2011]

Ça y est, La peuplade est venu à bout de l’Atlantique. Voici que ses textes débarquent en France, enrobés d’une charte graphique efficace et très séduisante (je ne t’en parle jamais assez ici, de la beauté visuelle des livres, mais nul doute que le ton d’une couverture pèse souvent dans mes attirances). Parmi les trois premiers tirs proposés cet hiver, un visage, un nom : Niko. Niko. Simplicité de l’éponyme. Et dans le résumé : l’exil, l’odyssée, les origines. Cela fleure bon le grand roman…

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Bouquin #157 : Attends-moi au ciel, capitaine, de Jorge Enrique Botero

[Attends-moi au ciel, capitaine – Jorge Enrique Botero – 2000 ; 2018 pour la traduction française chez Marchialy]

Pas un seul Marchialy n’a échappé à la règle d’être dévoré dans le train : il en va de même pour le petit dernier de la maison, et tout ce mouvement, selon qu’il soit aller ou retour, promesse ou au-revoir, donne à chaque bouquin sa teinte particulière… Dans ce cas, je suis dans un train aller, à l’aube. C’est une sensation joyeuse et il me faut une lecture tout pareil. Belle pioche, malgré les balles, malgré la soif, malgré les insultes et les crachats, car il est avant tout question d’amour fou et de dévotion pétillante…

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Bouquin #156 : La place, d’Annie Ernaux

[La place – Annie Ernaux – 1983]

Comment en suis-je venue à La place ? Par un bête sondage Instagram – vrai ! – lancé afin de déterminer quel Ernaux allais-je me mettre sous la dent. Le hasard d’internet, entre affinités et algorithmes – rien de plus simple. Pourtant, je continue de croire que cette lecture s’est imposée à dessein, qu’elle n’a rien d’étranger à la période que je viens de vivre, qu’il y a un truc – symbole à la con, et cette tentation de toujours tout relier, tout expliquer, trouver des causes aux conséquences. Lire Ernaux au seuil d’une maison que l’on vide, avec ses fantômes et ses non-dits, m’a secouée plus que de raison.

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